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Rubrique : {Rwanda}

RWANDA : la vie des jeunes adolescents

Le lundi 25 août 2008 par Pascal BATARINGAYA

Il y a déjà 14 ans que le Rwanda est sorti d’un drame humanitaire qui est le génocide de 1994. Cette tragédie a coûté la vie à presque un million de personnes, a endeuillé incroyablement le pays de telle sorte et beaucoup d’adolescents sont actuellement orphelins. Certains de sont devenus prématurément "chefs de ménages " et d’autres présentent encore les séquelles ou subissent les conséquences insupportables de ces événements tragiques. Selon le ministère de la jeunesse etdes sports sport plus de 400 000 enfants sont orphelins suite au dit génocide et d’autres causes dont le VIH-sida.

L’éducation

La population rwandaise est estimée pour le moment à près de 9 millions d’habitants avec une croissance démographique forte et un grand nombre de jeunes adolescents. Le système d’éducation est de 6 ans à l’école primaire et 6 ans au secondaire. Etant donné le nombre limité des places à l’école secondaire tous les enfants qui terminent l’école primaire, qui est obligatoire pour tous, doivent passer l’examen d’état pour passer au secondaire. Seuls les enfants qui réussissent cet examen passent à l’école secondaire publique. Les autres peuvent aller dans les écoles privées mais elles sont en général très chères. Il y a encore un bon nombre d’enfants qui restent à la maison faute de possibilités financières pour faire les études secondaires. Pour ces adolescents, les ministères de la jeunesse et de l’éducation ont imaginé des centres de formation de la Jeunesse (CFJ) pour leur procurer l’apprentissage de certains métiers pratiques à court terme qui leur permettent de pouvoir mener leur vie à bien.

Dans ces centres de formation ils apprennent les différents métiers tels que la menuiserie, la construction, la soudure, la forge, l’agriculture, l’élevage, la coiffure, la couture, la cuisine, l’artisanat, le code routier etc.. Tous ces enseignements sont transmis en Français mais on y apprend aussi l’Anglais et le Kinyarwanda.

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Au Centre de Formation des Jeunes de Gatenga après le repas de midi, les adolescents en stage ont quelques minutes de détente et de flânerie sur le très vaste terrain où sont enseignées les différentes étapes de l’art agricole.

Il y a aussi d’autres occasions récréatives et des opportunités pratiques qui leur permettent de trouver les possibilités de réfléchir et de discuter sur les problèmes et les défis majeurs de la vie quotidienne en vue de trouver les voies et moyens d’en sortir. Bien que les difficultés soient nombreuses, nous restons convaincus que la complémentarité de toutes les forces, aussi minimes soient-elles, peuvent rendre la vie possible à ces jeunes adolescents et servir de base solide pour leur permettre d’envisager un avenir plein d’espoir. C’est le chemin que nous avons choisi en collaboration avec les familles françaises de L’APPEL en créant le parrainage en faveur de l’éducation, de l’alimentation, de la réhabilitation ou de la reconstruction des maisons pour promouvoir l’avenir de ces enfants du Rwanda. Par contre, nous pensons que l’oubli de cette remise en ordre pour la reporter à plus tard serait une manière de donner libre cours à une bombe à retardement qui, tôt ou tard, exploserait sans que personne n’ait les possibilités d’y faire face.

Clubs de réflexion

Pour pallier les multiples défis actuels de la société, les jeunes adolescents du Rwanda se réunissent dans les clubs où ils reçoivent des informations relatives en particulier relatives au fléau social que représente le VIH-sida : techniques de prévention et de lutte, méthodes appropriées pour l’accompagnement des personnes infectées et affectées par cette maladie. Ainsi ils deviendront à leur tour les animateurs de sensibilisation et de mobilisation dans la campagne de lutte contre le VIH-sida . Il existe aussi des activités socio-culturelles et sportives, des séances récréatives et théâtrales qui donnent aux jeunes les opportunités de se rencontrer. C’est pour cela que nous jugeons aussi important la construction d’une bibliothèque–ludothèque en tant qu’un lieu de rencontre par excellence pour les jeunes et les adolescents.

L’accès au travail

Après leur formation professionnelle, ces adolescents se regroupent dans des associations de travail pour se chercher les moyens financiers indispensables dans le sens que l’union fait la force. Aussi encourageons– nous, à ce sujet, les adultes à être toujours à côté des adolescents et à leur tendre l’oreille car ils ont aussi quelque chose à dire et ont besoin de quelqu’un en qui ils peuvent placer leur confiance.

Dans un pays comme le Rwanda avec ses multiples défis liés à son histoire et son passé douloureux, les rencontres entre les jeunes adolescents ainsi que l’échange et la correspondance avec les personnes adultes constituent une source d’espérance pour la possible voie de paix et de réconciliation. Cela reste un besoin primordial dans le contexte rwandais où l’importance de la jeunesse est toujours exprimée en ces termes : " Le Rwanda sera reconstruit et développé par la mise ensemble des forces de ses enfants et les jeunes adolescents sont ainsi le moteur pour le Rwanda de demain. "

Cependant, il faut une base solide et un point de départ fiables. Que les parrains et marraines de L’APPEL trouvent en cette expression la profonde gratitude et la reconnaissance de nos jeunes adolescents.

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Rubrique : {Viet Nam}

Le parrainage : filet de protection pour les adolescents ?

Le lundi 25 août 2008 par Jeanine MAEDER

Hoa a 12 ans, son petit frère Thuan 9 ans. Déjà, ils fréquentent les boutiques de jeux video : ils utilisent, pour jouer, l’argent destiné à la soupe du petit déjeuner. Avec la grande famille, composée d’une trentaine de personnes, ces enfants vivent dans une maison de 52 m2. Faute de place, ils sont en permanence dans la rue et sont victimes de tous les pièges tendus par la grande ville, Saïgon. Leurs résultats scolaires commencent à fléchir…

Thiên, âgé de 14 ans, est un enfant difficile, toujours prêt à se révolter. Il est le 5ème d’une famille de 6 enfants. Depuis quelques années, son père, atteint de tuberculose, ne peut plus travailler. Sa mère, qui vend des journaux sur le trottoir, est débordée par tous les problèmes à résoudre. Les enfants ne mangent pas toujours à leur faim. Thiên commence à faire l’école buissonnière, se lie d’amitié avec un garçon de famille plus aisée, fréquente lui aussi les salles de jeux informatiques. Il doit alors redoubler sa 8ème classe, puis la tripler dans un Centre d’Education Permanente. Finalement, Thiên a tout abandonné, et il aide sa maman à vendre les journaux sur le trottoir…

Abandon de la scolarité

Hoa, Thuan et Thiên sont pourtant parrainés par L’APPEL. Mais face aux très grandes difficultés économiques, souvent aggravées par un événement familial brutal, accident ou maladie, les adolescents risquent de quitter les rails d’une scolarité harmonieuse.

Plus grave encore, les jeunes vivant dans la rue côtoient souvent la drogue. C’est alors la catastrophe. La législation vietnamienne est très sévère pour les jeunes drogués. Ainsi Tung, après 5 ans de dure détention dans un centre de désintoxication, ne voit-il toujours pas poindre sa sortie. Peut-être va-t-il devoir désormais vivre à proximité de ce centre, maintenu sous étroite surveillance.

De façon moins dramatique, de nombreux jeunes, vers 15 ou 16 ans, sont attirés par la vie active et souhaitent arrêter leur scolarité. Combien de nos filleules ont-elles quitté le collège, sans aucun diplôme, pour gagner trois sous en devenant serveuse dans un restaurant, vendeuse dans une boutique, ou en faisant des ménages ? Il n’est pas facile de les convaincre de se tourner d’abord vers une formation professionnelle. Même une très bonne élève, comme la fille aînée d’une maman paralysée à la suite d’un accident, a scrupule à aller à l’école au lieu d’aider son papa à cultiver son champ de café. Comment la persuader qu’elle l’aidera plus efficacement, plus tard, si elle a un meilleur métier ?

Paradoxalement, le parrainage peut aussi avoir un effet néfaste, s’il est mal compris de certains adolescents. Un parrain est là, qui nous aide ? Demandons-lui toujours davantage, négligeons nos études, comptons sur lui pour nous faire vivre…

Persévérance et réussite

Tout n’est heureusement pas aussi sombre ! De nombreux parents, convaincus de l’utilité des diplômes, encouragent leurs enfants à étudier et ceux-ci acceptent volontiers de fournir les efforts indispensables. Khanh, malgré son handicap, a persévéré et terminé ses études de comptabilité ; Cat rédige une thèse sur le développement rural ; Cuong, ingénieur, contrôle dans une grande entreprise la qualité sanitaire des aliments ; Nam termine à l’université des études de gestion, parle couramment anglais, étudie le japonais… Tous sont issus de familles plus que modestes. Le parrainage a été le coup de pouce matériel qui leur a permis de mettre à profit leurs capacités scolaires.

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Mi Lai et Nie sont originaires d’une ethnie montagnarde. Ils ont réussi tous les deux leurs examens et sont maintenant étudiants à l’Université de Dalat.

Dans les villages de " montagnards " de la province de Lam Dong, la vie des adolescents est tout autre qu’à la ville. Les parents travaillent dans les champs de théiers et de caféiers, et gagnent petitement leur vie. On est journalier de père en fils, de mère en fille. L’APPEL, depuis quelques années, a souhaité donner à ces jeunes l’ambition et la possibilité de sortir de cette condition, en attribuant des bourses aux lycéens, en les soutenant dans leurs études, en les formant à l’informatique et bientôt à l’anglais, selon un programme développé par Gérard Cognié. Et ça marche ! Huit d’entre eux sont maintenant étudiants à l’université, et peuvent servir d’exemples à leurs camarades plus jeunes, qui deviennent très motivés pour étudier et accéder ainsi à de meilleures conditions de vie.

Les situations de nos filleuls sont donc extrêmement variées. Mais à l’adolescence, tous sont fragiles. Le parrainage peut les aider à franchir cette période avec succès, mais ne constitue pas une assurance tous risques !

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Rubrique : {El Salvador}

Des jeunes en Amérique Centrale : El Salvador et Guatemala

Le samedi 12 juillet 2008

Au Salvador nos jeunes filleuls sont confrontés à une terrible violence. Plusieurs d’entre eux ont été obligés de fuir, l’un témoin d’un meurtre a été tué peu de temps après. Les " maras ", bandes d’adolescents ou jeunes adultes, font régner la terreur mais sont eux même victimes d’une répression féroce .

Témoignage

Jean-Louis, qui habite maintenant dans la banlieue de la ville de Guatemala, nous écrit à leur propos :

“ Je te renvoie un article que j’avais fait il y a 3 ans. C’est toujours valable, en noircissant un peu plus hélas ! En effet si alors il était encore permis d’avoir quelque espoir de "récupérer" un jeune des bandes, aujourd’hui on n’y pense plus. L’unique issue pour eux c’est la mort. En plus de la main mise des trafiquants de drogue sur eux, il y a les trafiquants d’armes. Il est beaucoup plus facile pour un jeune de se procurer une arme que de trouver un travail. Et ça rapporte beaucoup plus. C’est tous les jours dans ma paroisse que les pompiers relèvent un ou plusieurs cadavres de jeunes, et de plus en plus de filles.

Les autorités de nos pays, il y a quelques années, se sont mises d’accord : guerre à outrance contre les bandes, ces groupes hors-la-loi dont le but est la délinquance. Au Salvador, après le plan " main dure ", la " main super dure " a été suivie du " poing de fer ". On tasse et on entasse ces jeunes dans les prisons. Il suffit d’avoir un tatouage et tu y vas direct. Tu en sortiras sûrement pire, mais c’est le moindre souci des gouvernants. C’est plus facile que de s’attaquer aux causes. Aujourd’hui le bilan est flagrant et c’est les mafias du crime organisé qui font la loi.

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Ces deux jeunes Salvadoriens fort sympathiques n’ont rien à voir avec les "maras", mais ils nous montrent le style de vêtements qu’affectionne leur génération.

Des jeunes parlent :

- Il n’y a aucun espoir dans ce pays. Ici rien ne change, il n’y a pas de progrès. C’est pour ça que je veux partir. Ailleurs je trouverai du travail, dur sans doute mais je pourrai aider ma famille. Je veux revenir avec de l’argent pour construire la maison. (Frank) - Quand je monte dans un bus, comme ça, tranquille, les gens me regardent de travers ; ils planquent leur montre, leurs bagues, leur fric. Si je monte derrière, ils s’en vont tous devant. Il y en a même qui descendent vite fait. Même si je suis bien fringué, avec mon tatouage ils me regardent comme un chien. (Alex)

- Quand je suis rentrée dans la bande, je cherchais des choses que je n’avais pas chez moi ni à l’école : la liberté par exemple. Je suis la seule fille de ma famille avec 8 frères. Ils me surprotégeaient et ne me laissaient pas démontrer que moi-même je peux me défendre et mener ma vie. Dans la bande j’ai trouvé une autre réalité, la solidarité, la force, l’union, mais aussi la discrimination, la violence et surtout la mort. Le prix que tu dois payer pour ta liberté c’est la prison ou la mort. Ce qui m’a fait réfléchir c’est de voir tant de copains descendus pour rien, et si on les emmène à l’hôpital, en les voyant tatoués ils les laissent crever. (Ana)

- On n’était pas violent mais on l’est devenu. Un jour les flics ont tabassé quatre copains. Le lendemain on les attendait, on a renversé leur voiture, on les a cognés comme ils nous avaient fait. Et on a pris leurs armes. Maintenant on sait s’en servir. (Tilo)

- Avant on volait quand on avait faim ou quand on voyait quelqu’un qui crevait la faim pour lui porter quelque chose. Ça avait un côté Robin des bois : enlever à celui qui a pour donner à celui qui n’a pas. Maintenant, voler c’est du sport : même si on n’a pas besoin, on vole pour avoir de l’argent ou simplement pour le plaisir de démontrer sa supériorité. (Carlos) ”

Nous avons vu ces images de jeunes tatoués dans les pages du journal Le Monde.

Cela nous concerne à L’APPEL car les familles de nos filleuls ont été touchées par la violence ou en ont peur, et nos partenaires sont très attentifs à la prévention, tout en évitant de tomber dans le piège de l’exploitation émotionnelle de la violence mais en aidant à créer des critères de respect pour les jeunes.

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Dernières brèves

Rubrique : {Nos actions}

L’APPEL signataire de la charte éthique de Coordination Sud

Le vendredi 11 avril 2008

Voici la charte de coordination sud que L’APPEL a signé en qualité de membre de coordination sud.

Télécharger la charte

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Rubrique : {Nos actions}

Appel d’offre international 2008 à Madagascar

Le mardi 19 février 2008

Appel d’Offres Ouvert national No : 001/AOON/SAF/2008

Pour la fourniture des denrées alimentaires :

(20 400 kg farine enrichie CSB, 6 400 kg huile de soja raffinée, 62 600 kg riz vary gasy « usiné » tamisé et 23 120 kg haricots secs blancs)

FINANCEMENT : CREDIT UNION EUROPEENE

Émis le : 04 février 2008

Télécharger le dossier d’appel d’offres.

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