La place des activités génératrices de revenus dans la stratégie de lutte contre le VIH SIDA à SarhLe développement d’activités génératrices de revenus par des populations en difficulté pour améliorer leur situation est une préoccupation ancienne des associations de solidarité internationale soucieuses d’aider ces personnes à sortir de l’assistance et retrouver leur dignité. La pandémie du SIDA a eu pour conséquence de multiplier les personnes en situation difficile :
Au Tchad la stratégie nationale de lutte contre le SIDA prévoit l’appui au développement d’activités génératrices de revenus.
Cependant, à Sarh, l’accompagnement global des personnes vivant avec le VIH SIDA (PvVIH) a beaucoup progressé depuis deux ans, grâce à des associations dynamiques et un centre de soin remarquable à Maïngara qui suit 800 personnes atteintes.
Un autre projet est en cours au centre de Maïngara. L’assistant social a identifié 24 personnes suivies au Centre et les a regroupées par quartier pour leur expliquer comment mener une activité (notions de gestion). Puis les personnes elles-mêmes ont choisi chacune leur activité en fonction de leurs compétences et de leur connaissance du marché. Certaines activités comme la fabrication de la bière locale ont été cependant interdites.
Lors du colloque initié par L’APPELDurance, qui a rassemblé 45 acteurs de l’accompagnement global des PvVIH à Sarh, les 19 et 20 janvier derniers, les associations concernées ont tenté d’établir une liste d’activités qui seraient un peu plus rentables que d’autres. Il s’agit de la vente des condiments, du poisson frais ou fumé, de gâteaux et beignets, de kissah (crêpes), de charbon de bois, de céréales au détail, de tourteaux d’arachide, d’huile de karité, donc beaucoup de transformation de produits locaux mais aussi l’enregistrement et la vente de cassettes, la broderie et le tricot, la menuiserie, la vente de journaux ou de préservatifs. L’idée est aussi de créer des activités plus importantes au niveau des associations telles que cybercafé, café santé, ou mutuelle. Et surtout elles ont exprimé l’intérêt de davantage se concerter et de mieux se coordonner pour éviter que les mêmes personnes bénéficient de plusieurs aides alors que d’autres ne sont identifiées par aucune association.
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