Avec Dominique PETIT nous rentrons de notre mission au Cameroun. Ce fut l’occasion la première semaine d’évaluer l’avancée de notre programme de soutien, à l’hôpital rural de Bangwa, dans la prise en charge et l’organisation des soins du sida. Nous sommes toujours frappés par la motivation et l’investissement du personnel. C’est un atout considérable.
Par ailleurs l’appareil " compteur de CD4 " (cellules support de l’immunité), indispensable au suivi des personnes séropositives, acquis grâce à la fondation GSK, permet de renforcer l’accès aux soins du plus grand nombre. Pendant notre séjour, une première réunion avec des " leaders d’opinion " a été organisée, à notre demande. Des pasteurs, enseignants, directeurs d’écoles, personnes séropositives etc…, se sentant concernés par le VIH, se sont montrés motivés pour construire un réseau de solidarité avec les malades. Ceci est une première étape vers une prise en charge dite "communautaire" des malades en partenariat avec l’hôpital.
Nous avons ensuite rencontré à Douala les différentes associations de personnes vivant avec le VIH que L’APPEL soutient : Espoir +, AFSUPES, CEAPF. Ces associations, aujourd’hui reconnues, rencontrent toujours des difficultés pour assurer leur fonctionnement. L’APPEL intervient en appui pour les aider à obtenir des subventions.
Enfin à Lamal-Pougue, sur l’axe routier Douala-Yaoundé (importante voie de dissémination du sida car lieu de rencontre entre les routiers et les prostituées) une association s’est constituée, " L’appel au développement de nos villages ", pour continuer la prévention du VIH dans un secteur à hauts risques, et développer l’aide aux orphelins. Nous les avions mis en contact avec la Fondation Chantal Biya, qui continue de les soutenir.
C’est donc un bilan encourageant qui confirme l’avancée de nos programmes.