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Séjour au Vietnam mars 2009

Ce séjour dans la province de Bac Kan située au Nord de Hanoï avait pour but de faire l’évaluation terminale du programme d’aide à l’amélioration des soins en néonatalogie débutée dans la province en 2005. Ce programme, élaboré en 2004, s’est déroulé, comme prévu, sur 3 ans et la formation sur le suivi de la grossesse et les soins aux nouveau-nés a eu lieu dans 5 districts sur 7.
Pour L’APPEL ont participé à ce programme J.B. Joly, B. Audras, P. Richard et P. Sanyas et nous avions sur place l’aide de nos amis de toujours, les médecins de l’Hôpital National de Gynécologie et Obstétrique (H.N.G.O.) de Hanoï. Entre les formations que nous avons faites et celles faites par nos partenaires eux-mêmes formés sur place, 400 agents de santé ont bénéficié de cet enseignement.

Le résultat est très positif

Dans les districts et les communes, par notre travail commun, les conditions de surveillance de la grossesse et les premiers soins donnés aux nouveau-nés se sont très nettement améliorés. Les transferts des mères vers un hôpital de district, avant l’accouchement pour des pathologies particulières, sont de plus en plus fréquents. C’est la preuve d’une volonté de proposer aux mères les meilleures conditions d’accouchement possibles. Il y a de moins en moins d’accouchement dans les locaux des centres de santé des communes, cependant les consultations prénatales continuent à se faire dans ces centres. Elles sont bien meilleures et de plus en plus structurées.
Il y a de plus en plus d’échanges entre les différentes équipes médicales et nous pensons que cette modification des rapports entre les médecins est le résultat des formations que nous avons proposées pendant ces trois ans. Cela avait été déjà vérifié dans d’autres provinces où nous sommes intervenus.
Autre progrès considérable dans les hôpitaux de district, comme dans les centres de santé communaux, l’hygiène : les tables d’accouchement sont très propres, la table d’accueil des enfants à la naissance est propre et il y a souvent un chauffage électrique d’appoint sur la table. Les boites d’instruments sont bien tenues. Les murs de toutes les salles d’accouchement sont carrelés et propres.

L’enseignement a un peu de mal à être poursuivi. Parmi les équipes mobiles, qui ont reçu notre enseignement, beaucoup de personnes ont changé. Les nouveaux membres, non formés par nous, ont du mal à répondre aux questions des agents de santé. Ces agents de santé qui, eux, l’ont reçue cette formation posent des questions très précises et pratiques puisqu’ils sont en première ligne. Et puis ces nouveaux membres des équipes mobiles sont beaucoup plus entraînés à la prévention qu’aux soins. Il y a parmi eux de moins en moins de sages-femmes et davantage de médecins généralistes qui n’ont qu’une faible formation en obstétrique.

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Notre ami et correspondant de L’APPEL à Hanoï , le Docteur Pham Xuan Tieu explique à une infirmière la méthode très simple de recherche de l’albuminurie, indispensable lors de tout examen d’une femme enceinte

Finalement, la transmission des acquis, des gestes montrés par L’APPEL, se fait mieux par le compagnonnage, "sur le tas", que par un enseignement mal connu des équipes théoriquement chargées d’encadrer les agents de santé !

Ces changements importants, que nous avons constatés, sont accompagnés bien sûr par l’amélioration des conditions de vie de la population : le réseau routier est très nettement amélioré, les déplacements ne se font plus en vélo mais en moto ou en voiture (même dans des lieux éloignés), 3 hôpitaux sur 5 sont neufs ou en cours de reconstruction. Notre travail, partagé dans l’amitié avec nos collègues de cette province, a été très enrichissant pour nous et a surtout permis à de nombreuses femmes d’accoucher avec l’aide de professionnels compétents et aux enfants de naître dans de bonnes conditions.

http://www.lappel.org - L'appel au développement pour les enfants du monde.