SOLIDARITE HAITI 25.01.2010
Louis JACQUELIN de l’Ile de La Tortue nous écrit : Le 21 janvier 2010 : « Nous avons des sans-abris à La Tortue, beaucoup de personnes ont été sauvées mais n’ont même plus de vêtements. La situation est grave, beaucoup de personnes sont arrivées à Port de Paix mais ne connaissent personne là-bas. »
Le 23 janvier 2010 : « L’hôpital Notre Dame des Palmistes à La Tortue a déjà reçu des blessés qui sont originaires de La Tortue et même d’un autre département. Ensuite il y a les survivants qui n’ont pas de vêtements : tout ce qu’ils avaient a été abandonné sous les débris. Ils sont plus de 200 personnes. Les familles qui hébergent ceux qui ne sont pas de l’île demandent de l’aide pour leur donner à manger. Nous effectuons un recensement avec les élus locaux. » L’élan de solidarité des Haïtiens gagne les zones les plus reculées du pays.
Le 23 janvier 2010, nous avons pu joindre au téléphone notre partenaire Jean Robert CHERY à Port au Prince : « Onze jours après le séisme à Port au Prince, c’est toujours le chaos, en tant que psychologue spécialiste des traumatismes, je suis débordé, mais je suis là, je n’ai plus de bureau, je demande une aide d’urgence pour rétablir une structure, pour accueillir les personnes en particulier les enfants fortement choqués. »
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A L’APPEL depuis 7 ans nous nous rendons deux fois par an en Haïti pour rencontrer nos partenaires de Port-au-Prince et de l’île de La Tortue.
Devant l’hyper médiatisation, que dire de cette effroyable catastrophe qui frappe la capitale d’un pays fragile la plus densément peuplée des Caraïbes. L’épicentre du séisme touche de plein fouet le centre névralgique d’Haïti avec Port-au-Prince et Pétionville, mais aussi la ville culturelle de Jacmel et les bourgades très peuplées de Carrefour et Léogane.
Haïti tout entière est en deuil, chaque famille a un ou plusieurs proches résidant dans la capitale pour son travail ou ses études. Le nombre de morts est tel qu’il faut recourir à des fosses communes. Il faut comprendre la frustration et la souffrance des familles qui ne peuvent enterrer dignement leurs morts dans ce pays où le plus grand soin est apporté aux obsèques.
Malgré la destruction des hôpitaux il faut prendre en charge les milliers de blessés.
Dans l’urgence et en l’absence de moyens de communication, l’immense mobilisation internationale est difficile à coordonner. Outre le vaste mouvement de solidarité internationale, ce sont les habitants eux-mêmes qui ont dû prendre leur destin en main : une chaîne de solidarité s’est spontanément organisée avec les moyens du bord pour retrouver des survivants.
L’absence d’eau potable et la faim peuvent donner lieu à des réflexes de survie et il est alors facile de parler de pillage. La désorganisation qui suit tout séisme peut donner lieu aux rumeurs les plus folles.
Pourquoi ce pays est-il si pauvre et quelle est son histoire ?
L’histoire d’Haïti est un drame, l’ensemble de l’occident a mis ce pays en quarantaine pendant près de 150 ans pour avoir refusé l’ordre établi au 18ème siècle.
Son indépendance a été conquise de haute lutte suite à la révolte des esclaves menée par Toussaint Louverture contre les toutes puissantes armées de Napoléon. Le 1er janvier 1804 l’indépendance est acquise au prix d’un désastre économique total, le pays est en ruine, les plantations, les maisons et les ateliers des cultivateurs sont dévastés et brûlés. Les colons blancs éliminés, les nouveaux chefs anciens esclaves nés à Saint Domingue, asservissent la majorité des autres haïtiens récemment arrivés, nés en Afrique. Cette société servile va se maintenir avec une succession de tyrans, dont les Duvalier avec les milices tonton macoutes et jusqu’en 2004, la république corrompue du père Aristide avec les chimères, qui avait pourtant suscité tant d’espoir.
Lors de nos séjours à Haïti nous avions constaté ces dernières années des progrès dus à une meilleure gouvernance, à une aide internationale remobilisée avec la sécurité revenue grâce aux casques bleus : Minustah .
Pour sortir de la pauvreté les investissements à effectuer dans tous les domaines étaient déjà, avant le séisme, considérables. Il faut maintenant donner aux haïtiens eux-mêmes la chance d’une nouvelle construction du pays pour qu’il se dote enfin d’infrastructures modernes qui répondent aux besoins de base de la population. C’est à la portée du peuple haïtien qui a démontré qu’il est avant tout un peuple courageux et créatif, à condition qu’on lui en donne les moyens. Une fois l’émotion retombée la mobilisation en faveur du pays devra rester forte, les haïtiens ne demandent qu’à travailler pour reconstruire le pays.
Il faudra des semaines avant de mesurer toute la portée du désastre pour Port-au-Prince et pour l’ensemble du pays. L’APPEL renouvelle sa confiance à ses partenaires haïtiens et réfléchit déjà au meilleur moyen de participer avec eux à la reconstruction du pays.
Nous avons d’ores et déjà envoyer une aide premier secours :
Au CEP Centre d’Education Populaire de Port-au-Prince dont son directeur Jean Robert Chéry a une grande expérience du traitement des traumatismes et des violences,
A nos partenaires de l’île de La Tortue pour les familles qui quittent la capitale, ayant tout perdu dans le séisme et qui arrivent dans un total dénuement.
Nous comptons sur votre générosité en envoyant votre don avec la mention : « Solidarité Haïti »
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Depuis maintenant 7 ans, L’APPEL se rend au moins deux fois par an en Haïti et a développé un partenariat fort avec :
Le CEP (Centre d’Education Populaire) de Port-au-Prince, Directeur fondateur Jean-Robert CHERY qui accueille des enfants des rues.
L’île de La Tortue (zone rurale du Nord-Ouest) avec :
Au cours des heures qui ont suivi le séisme, nous avons pu avoir des nouvelles de ceux qui étaient à Port-au-Prince :
la famille d’Idescieux et le fils de Davilma sont sains et saufs.
nous venons d’apprendre que Jean-Robert CHERY a été épargné, mais nous n’avons pu à ce jour entrer en contact direct avec lui.
L’île de La Tortue qui se trouve aussi sur une faille sismique a pour cette fois été épargnée et pourtant Jacquelin LOUIS nous écrit : « Chaque famille tortugaise a un ou plusieurs de ses membres à Port-au-Prince. Certains sont en vie, d’autres sont morts. C’est le drame partout. Nous sommes tous en deuil »
Face à ce drame absolu, L’APPEL ne dispose pas de la logistique nécessaire pour intervenir en situation d’urgence ; dans un tel contexte, la coordination de l’aide sur place est particulièrement difficile. Outre l’immense mouvement de solidarité internationale, ce sont les habitants eux-mêmes qui ont dû prendre leur destin en main : une chaîne de solidarité s’est spontanément organisée avec les moyens du bord pour retrouver des survivants.
Il faudra des semaines avant de mesurer toute la portée du désastre pour Port-au-Prince et pour l’ensemble du pays. L’APPEL renouvelle sa confiance à ses partenaires haïtiens et réfléchit au meilleur moyen de participer avec eux à la reconstruction du pays. Nous voulons d’ores et déjà aider :
Vous pouvez envoyer vos dons à L’APPEL avec la mention « Solidarité Haïti ».
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SOLIDARITE HAITI 25.01.2010
Louis JACQUELIN de l’Ile de La Tortue nous écrit : Le 21 janvier 2010 : « Nous avons des sans-abris à La Tortue, beaucoup de personnes ont été sauvées mais n’ont même plus de vêtements. La situation est grave, beaucoup de personnes sont arrivées à Port de Paix mais ne connaissent personne là-bas. »
Le 23 janvier 2010 : « L’hôpital Notre Dame des Palmistes à La Tortue a déjà reçu des blessés qui sont originaires de La Tortue et même d’un autre département. Ensuite il y a les survivants qui n’ont pas de vêtements : tout ce qu’ils avaient a été abandonné sous les débris. Ils sont plus de 200 personnes. Les familles qui hébergent ceux qui ne sont pas de l’île demandent de l’aide pour leur donner à manger. Nous effectuons un recensement avec les élus locaux. » L’élan de solidarité des Haïtiens gagne les zones les plus reculées du pays.
Le 23 janvier 2010, nous avons pu joindre au téléphone notre partenaire Jean Robert CHERY à Port au Prince : « Onze jours après le séisme à Port au Prince, c’est toujours le chaos, en tant que psychologue spécialiste des traumatismes, je suis débordé, mais je suis là, je n’ai plus de bureau, je demande une aide d’urgence pour rétablir une structure, pour accueillir les personnes en particulier les enfants fortement choqués. »
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L’APPEL a célébré ses 40 ans d’action en faveur des enfants le 3 octobre 2009 à la mairie du XIXème arrondissement de Paris. Nous étions près de 200 personnes réunies pour échanger autour de nos programmes, en présence d’une dizaine de partenaires venus pour l’occasion du Burkina Faso, du Congo, de Haïti, du Salvador, du Tchad et du Vietnam.
La table –ronde sur le thème de l’Education nutritionnelle a suscité beaucoup d’intérêt. Présidée par Mme Claire Brisset, animée par Dr Joëlle Nicolas, elle a réunit Jean-Louis Vielajus (président de Coordination sud), Dr Hubert Banguissa (Médecin-Chef de pédiatrie à l’hôpital Tié-Tié de Pointe Noire- Congo-Brazzaville), Dr Brigitte Audras (programme de renutrition à Madagascar-L’APPEL), Dr François Laurent (Farine BAMISA).
Un compte-rendu plus détaillé sera mis en ligne ultérieurement.
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